L’humain au coeur des nouvelles gouvernances

Et si la confiance, l’autonomie et la liberté des salariés étaient les clés de la réussite des entreprises et le socle des nouvelles gouvernances du 21° siècle. L’idée n’est pas neuve ; Douglas Mc Gregor et Abraham Maslow, chacun de leur coté, l’ont modélisée dès les années 60.

« Vous ne changerez pas l’évènement, mais vous pouvez changer la nature de votre relation à l’évènement »

(C.G. Jung)

Bill Gore (W.L. Gore et associés, inventeur du Gore-tex) dès les années 60, Jean-François Zobrist (FAVI) dans le Nord de la France au début des années 80, Liisa Joronen (SOL) en Finlande et quelques autres pionniers ont tourné le dos au taylorisme, éliminé tous les systèmes de contrôle et mis en œuvre les principes de la « Théorie Y » de Mc Gregor. Simplement en traitant les salariés comme des adultes responsables, capable de prendre des initiatives en toute autonomie pourvu qu’ils bénéficient de l’environnement adéquat.

Et ça marche ! Ces entreprises ont toutes connu un développement remarquable, notamment en termes d’innovation et de productivité. Cette vidéo sur FAVI est un cas appliqué !

Autres temps, autres mœurs diront les sceptiques !

Sauf que ces pionniers ont été rejoints depuis une quinzaine d’année par nombre d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, qui globalement traversent mieux les difficultés actuelles que leurs concurrents, qu’ils rachètent à l’occasion. Ce qui apparaissait jusque-là comme le fait de leaders charismatiques d’exception s’affirme désormais comme l’émergence d’une nouvelle approche managériale. Celle du 21° siècle ? C’est bien possible.

Des chercheurs s’y intéressent à l’image d’Isaac Guetz qui a publié en 2009, avec Brian M. CARNEY, « liberté et Cie » au sous-titre évocateur : « Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises ».

Des écoles de management organisent des conférences sur le sujet.

Des dirigeants et des consultants se réunissent pour étudier les modalités et conditions de réussite d’une « campagne de libération d’entreprise ». Ainsi de l’Association MOM 21.

Tous le disent : il n’y a pas de modèle, juste des témoignages singuliers. Ça paraît logique pour une démarche qui veut s’émanciper des carcans technocratiques. A y regarder de plus près, il y a néanmoins des invariants que l’on retrouve chez toutes les entreprises dites « entreprise libérée ». L’équipe de MOM 21 en a repéré une bonne quinzaine.

Après 40 ans de vie professionnelle dont près de 25 comme consultant-formateur auprès de manageurs et de leurs équipes, je reçois comme un cadeau de pouvoir apporter ma modeste pierre d’ « expert d’usage » à ces réflexions innovantes.

Au fil des billets de ce blog, j’ai le projet d’explorer ce thème des nouvelles gouvernances sous ses diverses facettes et de me faire tour à tour l’avocat du Diable et l’avocat de l’Ange, afin de confronter les points de vue dans un esprit non polémique d’enrichissement mutuellement profitable.

Je me considère « cherchant » plus que « chercheur » et n’ai aucune vérité à transmettre ni aucune certitude à argumenter. En revanche, j’ai acquis au fil de mes expériences personnelles et professionnelles quelques convictions que l’on peut qualifier d’humanistes. J’aurais plaisir à échanger et débattre avec ceux qui voudront bien me faire part de leurs propres expériences et réflexions sur le sujet.

Me suivrez-vous dans cette voie ?

Prochaine parution : 10 mai 2014

Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Linkedin
Partager sur Scoopit!

Un commentaire : “L’humain au coeur des nouvelles gouvernances”

  1. Rohmer Bernard

    2 mai 2014

    On te suit à fond Lionel ! Tout schuss

Laisser un commentaire